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99% des batteries de Renault Zoe lancées sur le marché Allemand depuis 2013 sont encore pleinement fonctionnelles

18/05/2022
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Renault Allemagne vient de publier un communiqué de presse spécifiant que 99% des batteries de Zoé commercialisées depuis 2013 sont encore fonctionnelles et bénéficient d'au moins 70% de la capacité initiale.

Le constructeur Français ne donne pas plus de détails sur l’usure moyenne selon l’âge ou le kilométrage mais précise tout de même que ces chiffres tiennent compte des véhicules pour lesquels la garantie de la batterie a déjà expiré.

Tous les modèles de Renault Zoe produits depuis l’année 2013 sont pris en compte, qu’ils soient équipés avec la batterie de 22 kWh des premières années de production ou la batterie de 52 kWh utilisée actuellement.

Renault Allemagne ajoute que les inquiétudes concernant la baisse des performances de la capacité de stockage des batteries ne sont donc pas fondées.

Cette analyse, bien que très intéressante, omet toutefois de rappeler que différentes stratégies sont mises en place par les constructeurs automobiles pour éviter le remplacement des batteries et le bridage volontaire de celles-ci en est certainement l’une des plus pratiquées.

Pourquoi les batteries sont-elles volontairement bridées ?

La quantité maximale d’énergie qu’est capable de stocker une batterie est représentée par une capacité dite nominale (ou brute).

A titre d’exemple, la Renault Zoe E-Tech est équipée d’une batterie d’une capacité nominale de 54,7 kWh.

Cependant, l’autonomie affichée sur l’ordinateur de bord n’est pas basée sur cette capacité nominale mais sur une capacité utile. La capacité utile correspond à la quantité d’énergie disponible pour mobiliser le véhicule.

Si l’on reprend l’exemple de la Renault Zoe E-Tech, la capacité utile est en fait de 52 kWh.

Les constructeurs n’étant soumis à aucun cadre règlementaire sur ce point précis, certains communiquent sur une capacité nominale (ou brute) quand d’autres préfèrent parler de capacité utile.

Mais pourquoi les constructeurs empêchent-ils d’utiliser l’intégralité de l’énergie stockée ? Cela permettrait au quotidien de bénéficier d’une plus grande autonomie qui est soit dit en passant l’un des freins majeurs de l’adoption en masse de la voiture électrique.

L’argument commercial utilisé justifiant cette pratique fait référence à une optimisation de la durée de vie des batteries. En effet, il est souvent recommandé de les maintenir dans un intervalle compris entre 20% et 80% de charge aussi régulièrement que possible pour en améliorer la longévité. Avec des zones de tampon basses et hautes mises en place par les constructeurs, vous n’êtes jamais réellement à 100% même quand le tableau de bord l’affiche.

En réalité, ce bridage permet également aux constructeurs de ne pas opérer de changement de batterie particulièrement couteux. Dès que les utilisateurs constatent une dégradation trop importante de leur batterie, un passage en concession suffit à libérer de la capacité en reprogrammant le système de contrôle de la charge ou Battery Management System (BMS pour les plus avertis). La capacité de la batterie repasse alors au-dessus du pourcentage de capacité garantie et ne rentre plus dans les critères d’éligibilité conduisant à remplacement. Dans certains cas, cette opération peut d’ailleurs être payante (de 300€ à 500€) en fonction des concessionnaires la réalisant.

Certains qualifieront cette pratique d’illicite, payer pour une capacité devrait en effet permettre d’en bénéficier à 100%. D’autres y voient plutôt un moyen efficace de prolonger les performances des voitures électriques tout en leur évitant une décote trop rapide sur le marché de l’occasion.


Source du communiqué de presse : https://www.renault-presse.de/mobile-2793-1#_viewtext_2793_0

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